on est comme des cons à se voiler la face
voir défiler le monde sans trouver sa place
on est comme des cons à attendre que ça passe
voir défiler les saisons et ce qu'elles laissent de
traces
et l'on attend que le temps passe
on est comme des pions que le destin déplace
on éspère tous qu'il nous donnera notre place
on est comme des pions qui sous le vent se cassent
et l'on éspère tous qu'à force le temps efface
et l'on attend que le temps passe
et le temps peu à peu menace
nos printemps doucement s'efface
l'été passe sans laisser de trace
et l'on oublie que le temps passe
que le file de nos vies un jour se casse
et l'on fini comme des cons
noyés dans la masse...
on est comme des cons
à se voiler la face voir défiler le monde
sans trouver sa place
on est comme des pions qui sous le vent se casse
et l'on éspère...
Laisse faire l'envie qui se perd
Dans l'ombre des vies qui te sont chères.
Laisse le temps de ces vers
Saigner ces choix qui te perdent.
Laisse toi faire !
Entrevois ces vies et ces choix qui te caressent.
Elles ne sont que les fruits d'un monde qui te délaisse.
Laisse faire.
Laisse cet esprit tentation qui t'est chère.
Une seule de ces vies peut te plaire.
Laisse ces vies.
Regarde leurs cendres se taire
Sans l'envie, sans te plaire.
Laisse toi faire !
Entrevois ces vies et ces choix
Qui te caressent.
Elles ne sont que les fruits d'un monde
Qui te délaisse.
Laisse faire.
Laisse toi faire !
L'instant d'après tes pensées se
déchaînent.
Ta vie défile et tes souvenirs s'enterrent.
Les jours passent et te laissent
Comme le goût d'un rêve
Qui t'attend, te blesse et qui sans cesse
Implore que tu restes
Tu oublis de voir ce qui s'étend devant toi
Tu te blesses mais tu laisses faire
Tu oublis de voir le goût de ce choix
Qui te caresse, qui te blesse
Mais que tu laisses faire.
Serai-ce l'ennui ou l'impatience
De voir ce visage-là, pauvre France
Tu lasses tes fils de ton silence
A toi liberté en ton absence
Pourquoi cette terre de défiance ?
Nous t'avons charogné pauvre France
Quand les plus riches y voient la chance
Ton égalité y perd son sens
Aux armes, citoyens !
Aux armes, nos fourches en main
Aux armes, citoyens !
Aux armes, nos fourches en main
Aux armes, citoyens !
Et que l'espoir du fou nous guérisse enfin
A toi nos lois sur l'indépendance
Et nourri le fruit de la tolérance
Mais qui se souci de ce que l'on pense
Aujourd'hui défend-toi jeune France !
Les âmes de tes fils jugent l'absence
Qui pèse sur ta fraternité pauvre France
Serai-ce l'ennui ou l'impatience
De voir ce visage-là, pauvre France...